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Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais
ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux,décida de leur retirer le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le
grand problème fut donc de trouver une bonne cachette pour ce pouvoir divin.
Les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, et proposèrent ceci : “Enterrons la
divinité de l’homme dans la terre.” Mais Brahma répondit : “Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera.”
Alors les dieux répliquèrent : “Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans.”
Mais Brahma répondit de nouveau : “Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans,
et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface.”
Alors les dieux mineurs conclurent : “Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou
dans la mer un endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.”
Alors Brahma dit : “Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de
lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à la chercher.”
La légende dit que depuis ce temps-là,
l’homme a fait le tour de la terre,
il a exploré le monde et la lune,
escaladé les plus hautes montagnes,
plongé dans les profondeurs des océans et foré la terre,
à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.
Croyez en votre pouvoir intérieur.
En vous est l’illimité.
Vos limites sont définies par les peurs que vous n’affrontez pas !
Un roi avait pour Premier Ministre un homme plein de sagesse qui répétait toujours : « Tout arrive pour le mieux. »
Ces paroles agaçaient son entourage qui ne comprenait pas toujours ce qu'il voulait dire. Un jour, en chassant, le roi se coupa accidentellement le petit doigt. Fou de douleur, il retourna au palais, tenant sa main blessée. Lorsqu'il fut pansé, le Premier Ministre venu prendre de ses nouvelles, lui dit : « Sire, ne vous désolez pas pour la perte de votre doigt, car tout arrive pour le mieux. »
Le roi, déjà de fort mauvaise humeur, devint furieux en entendant ces paroles : il ordonna à ses gardes de jeter immédiatement le ministre en prison. Quelques jours plus tard, le roi repartit seul chasser dans la forêt. Ayant lancé son cheval au galop derrière un grand cerf, il se retrouva en territoire ennemi. Un silence lugubre régnait dans la forêt sombre. Seul, par moment, le croassement sinistre d'un corbeau invisible déchirait l'air. Alors qu'il s'apprêtait à faire demi-tour, le roi fut capturé par des guerriers féroces. Ils décidèrent d'offrir ce prisonnier en sacrifice à leur déesse de la guerre, toujours assoiffée de sang. Mais au moment de lui couper la tête, ils remarquèrent qu'il lui manquait un petit doigt : seuls les hommes en pleine santé étaient jugés dignes d'être sacrifiés ; les guerriers rendirent donc sa liberté au roi, qui s'empressa de rentrer chez lui.
Le roi se souvint alors des sages paroles du Premier Ministre : « Tout arrive pour le mieux » ; il réalisa que, s'il ne s'était pas coupé le petit doigt par mégarde, les guerriers, lui auraient assurément tranché la tête. Il fit relâcher son conseiller et lorsque celui-ci comparut devant lui, le roi demanda curieux : « Si tout arrive pour le mieux, quel bénéfice as-tu obtenu de ta semaine en prison ? »
« J'accompagne toujours votre Majesté partout. Si vous ne m'aviez pas fait enfermer, je vous aurais suivi à la chasse et j'aurais été capturé avec vous ! On vous a épargné grâce à votre blessure, mais moi, on m'aurait certainement coupé la tête à votre place. C'est pourquoi, Sire, bien souvent il nous faut regarder au-delà des mésaventures de la vie, et même si elles nous désolent sur le moment, garder confiance car tout arrive pour le mieux. »
Un jeune moine zen vient d'entrer au monastère.
Il est
guidé vers la pièce où se trouve le Roshi (maître zen) qui
l'attend calme et posé, assis sur son « trône
».
Le jeune moine se prosterne en signe de respect et, de manière
inattendue, le Roshi se lève et
invite le jeune moine à s'asseoir à
sa place.
Très gêné, le novice ne sait quoi dire et balbutie
:
« Mais comment puis-je me mettre à votre place, je ne la mérite
pas encore ?
»
D'un simple regard, le maître lui fait comprendre de s'asseoir,
puis, sans mot dire, se retire
dans l'arrière-salle.
Quelques secondes après il revient avec une bassine remplie d'eau
tiède et une
éponge et s'agenouille au pied du disciple pour lui
laver les pieds. Le malaise du jeune est à son comble et il
s'esclaffe : «
Pardonnez-moi, mais je ne peux accepter pareille
situation, c'est gênant ... »
À
peine a-t-il terminé sa phrase que le Roshi lève les yeux et lui
dit : « Quel orgueil
»
=> « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », dit le
zen.
Vous n'avez pas moins de valeur lorsque vous êtes en bas et vous
n'en avez pas plus parce que vous êtes en haut.
C'est le regard que
vous posez sur vous qui détermine votre valeur et non la place que
vous
occupez.
Une personne qui a suffisamment confiance en elle, et donc qui a
une
claire conscience de sa vraie nature, ne se sentira jamais
moindre dans une situation en apparence « basse
».
Le zen dit aussi :
« Servir et être servi sont les deux plis d'un même
vêtement »
Un conte sur les limites d’une organisation sans failles. Vivaldi est le roi de la planification et de l’organisation. Avec lui, rien n’est laissé au hasard. Sauf qu’un jour, il est confronté à des évènements imprévus qui vont chambouler le cours normal des choses…
Il était une fois un scorpion du nom de Vivaldi. C’était un insecte très actif : il réglait un tas d’affaires en même temps, tout était très organisé dans sa vie, jamais un train en retard, jamais quelque chose laissé au hasard. Pour cette journée, il se dit :
- « Voici mon programme : je vais d’abord régler les histoires du clan, ensuite je vais compter mes provisions, puis je vais préparer mes pièges, dans la foulée, je prends connaissance des faits divers, et enfin, je bricole dans ma maison… ! »
Il commença donc par aller voir ses compatriotes et leur répartit le travail :
- « Alors toi, tu vas préparer le venin pour tout le monde, toi tu vas nettoyer la maison, toi tu vas chercher des feuilles ventilateurs pour l’été, toi tu vas guetter les nouveaux insectes arrivant…etc…etc » .
Chacun s’exécuta, car c’était reconnu, Vivaldi était un brillant organisateur, un vrai chef d’orchestre ! Il planifiait tout, et plus il planifiait, plus il y avait de choses à organiser ! Or, un jour, il se produisit des choses que ni Vivaldi, ni personne n’avait prévu, comme de petits grains de sable qui vinrent perturber le bon fonctionnement des choses… Cela commença par le temps : celui-ci se dérégla complètement. Il fit chaud en hiver et plutôt froid en été, on vit des grosses pluies au printemps et des bourgeons en automne. C’était incroyable ! Vivaldi se dit :
-« Je n’y comprends plus rien. Bon, je vais ressortir les habits chauds en été, abriter de la pluie mes pièges au printemps, et je vais donner de nouvelles consignes aux autres… »
-« Bien, toi tu vas couper de l’herbe, toi tu vas chercher du bois, et toi tu vas semer des graines dans le potager… »
Et tous répondirent :
-« Mais Vivaldi, tu es sûr ? Ce n’est pas la saison ! »
-« Je sais, mais c’est comme ça, ne discutez pas et allez-y ! » ordonna-t-il.
Ensuite, ce fut la mer qui se détraqua. Elle qui d’habitude faisait ses marées loin, se rapprochait maintenant dangereusement. Des vagues étaient même entrées dans la maison ! Branle-bas de combat ! Il fallut tout déménager en vitesse, tout amener plus loin. Vivaldi pensait :
- « Ca ne va pas durer, c’est sûr, ce n’est pas possible autrement ! » . Seulement voilà, chaque jour amenait son lot d’eau salée, de coquillages et beaucoup de sable ! Pauvre Vivaldi, il en était tout déboussolé ! Ensuite, ce fut dans son clan qu’apparurent des signes de manifestation. Avec l’arrivée de ces évènements, la confiance en Vivaldi s’était quelque peu étiolée, et sa nouvelle organisation ne faisait plus l’unanimité. L’un dit :
- « Moi, je ne pense pas que ce soit le bon moment pour fabriquer du venin, je crois qu’il vaudrait mieux profiter du beau temps pour amasser des provisions… »
Un autre proposa :
- « Et si nous profitions de ces changements pour partir en voyage. Après tout, cela fait longtemps que nous ne sommes pas partis en vacances ! »
Un troisième fut plus catégorique :
- « Non, je ne veux pas t’écouter Vivaldi, parce que j’ai envie de faire autrement, c’est tout ! »
Bref, il régnait la zizanie au sein du clan des scorpions. Vivaldi avait beau dire que ça n’allait plus marcher, qu’il allait y avoir des manques… Rien n’y fit, les insectes se dispersèrent et choisirent d’aller chacun dans leur direction. Vivaldi en était sens dessus dessous ! Imaginez, un chef d’orchestre sans orchestre ! Qu’allait-il donc faire maintenant ? Plus rien à penser, plus rien à organiser… Le vide quoi ! Vivaldi se sentit bien seul, avec des problèmes en plus qui duraient : la météo ne s’arrangeait pas, la mer montait sans cesse, si bien qu’il fallait tout le temps déménager plus loin. Restaient ses compagnons. Il les croisait, échangeait quelques mots avec eux, mais c’était sûr, il ne serait plus jamais leur chef d’orchestre. Ils étaient autonomes et semblaient gérer leurs affaires tout seuls… L’ennui le guettait. Vivaldi prit alors une grande décision :
- « Je vais profiter de mon temps libre pour m’aménager des loisirs. Ah c’était l’été et il faisait froid ! Hé bien qu’à cela ne tienne, je vais jouer aux sports d’hiver ! »
Et Vivaldi ressortit les feuilles-luges, les bâtons-skis, et son bonnet. Il s’amusa comme un fou ! La mer montait ? Hé bien, il allait construire un petit radeau et profiterait de la marée pour amener ses affaires plus loin. Sur le sommet de la vague, Vivaldi surfait, grisé.
- « Waouh, c’est génial ! » cria-t-il, « je vais vite ! C’est super ! »
Et il rit de tout son cœur. Quel plaisir ! Vivaldi rayonnait tellement la joie de vivre que ses compagnons recherchèrent de plus en plus sa compagnie. Ils partagèrent ensemble des moments heureux, tant lors des loisirs, qu’en s’entraidant ou en bavardant. Vivaldi s’était construit une nouvelle vie : désormais, rien n’était organisé, rien n’était planifié à l’avance, il vivait les choses comme elles se présentaient, et c’était très agréable ainsi ! C’était devenu le roi de l’improvisation !
Copyright Valérie Bonenfant
Comment peut-on passer du métier de commandant des armées à celui de clown divertissant les enfants ? C’est ce que vous propose de découvrir ce conte en vous narrant l’histoire de Virgine ! Une raie militaire, avide de gloire et de puissance qui ne s’intéresse qu’aux conquêtes. Jusqu’au jour où, avec son armée, elle arrive au pays des poissons vahinés…
Virgine était une raie qui habitait les grands fonds. Elle avait des rêves de gloire et de puissance, et, depuis toute petite, s’entraînait à être forte pour arriver un jour à prendre le pouvoir. Elle pratiquait des exercices assidus d’assouplissement, de camouflage, d’endurance. Elle était devenue au fil des ans, une raie grande et musclée. Ses rêves de puissance n’avaient pas faibli. Elle désirait maintenant dresser une armée et conquérir le territoire des fonds marins.
Elle entreprit donc de recruter : des raies bien sûr, mais aussi des requins, des murènes et autres poissons divers et variés. Comme un sergent, elle les entraîna, à la dure, sans fléchir. Et bientôt, tous furent dressés à obéir et à respecter l’ordre. Ils se déplaçaient tous impeccablement rangés, suivant Virgine qui avançait fière, la tête légèrement relevée, les ailes raidies, en position semi-ouverte. Celle-ci décida alors qu’il était temps de passer à l’action. L’heure de la conquête était venue. Elle siffla donc le cri de guerre : « U LULU LU LU U U ». Et aussitôt, toute la troupe envahit le grand fond. Bientôt, chaque coin fut occupé. Les habitants regardaient tout ça, étonnés.
- « Mais, que se passait-il ? Pourquoi leur interdisait-on de sortir ? Qui étaient tous ces poissons militaires ? ».
Alors, Virgine se mit à parler :
- « Je suis le commandant Virgine. Désormais, c’est moi qui donne les ordres. Rien ne devra plus se faire sans m’en référer. Ma devise est : le règne dans l’ordre, alors qu’on s’y tienne ! Voici ma première consigne : tout le monde se lève à l’aube, travaille et prend une pause de cinq minutes pour manger. Le soir, coucher impératif à 20h ! »
-« Hein, quoi ? Mais… » voulut argumenter un thon.
-« Il n’y a pas de Mais ! » hurla Virgine, « et vous allez l’apprendre en prison ! Une semaine au trou, voilà ce que vous avez gagné avec votre opposition ! Et attention, je promets au prochain qui oserait la même réticence, quinze jours en cabane… C’est clair ? »
Durant les prochains jours, les habitants du coin s’exécutèrent, certains déjà dociles et résignés, d’autres grognons et en colère. Virgine était fière : elle y était parvenue. Sa gloire était là ! Depuis le temps qu’elle s’y préparait ! Ah… On se souviendrait d’elle dans les annales. Virgine, la raie conquérante ! Car elle ne comptait pas en rester là. L’océan était plein de territoires à conquérir, et sa soif de conquêtes était sans fin… Elle entreprit alors de s’attaquer au récif corallien. Ah, elle allait les dresser, ces poissons oisifs et colorés ! Mais les choses ne se passèrent pas exactement comme elle les avait prévues. En effet, quand ils arrivèrent, la fête battait son plein, et de jolies vahinés dansaient en cadence. Les soldats furent accueillis avec des sourires et des colliers de fleurs. Ils furent invités à se joindre à la fête et, certains se laissèrent tenter. Virgine intervint aussitôt. Elle punit les malfaisants et voulut couper la musique. Elle donna des ordres pour cela, mais sans succès. On ne trouva pas d’où venait le son. Et les militaires avaient de plus en plus de mal à obéir : leurs nageoires les démangeaient de swinguer, tous leurs corps avaient envie de bouger. Puis, les poissons sirènes étaient tellement belles…
Virgine enregistra de plus en plus de défections, et bientôt, toute sa troupe se trouva en train de danser parmi les fleurs. Elle eut beau crier, invectiver, menacer… Rien n’y fit. Elle reçut en retour un gros corail épineux qu’on lui cala dans la bouche, histoire qu’elle ne gêna plus la parade.
-« Grum-grum-GRUM ! » grommela-t-elle, sans parvenir à s’ôter le cactus de la bouche.
Elle devint malgré elle le clown de la fête, et fit bien rire toute l’assistance. Plus elle essayait de dire sa colère, plus ses mimiques devenaient drôles… C’était pour elle sans solution. Elle, la grande conquérante changée en clown ! Ce n’était pas supportable ! Puis, elle vit dans la foule, des enfants poissons qui riaient. Là, tout devint soudain acceptable ! Que c’était bon de voir ces enfants s’amuser, et, en plus, grâce à elle ! Alors Virgine changea volontairement. Elle souhaita rester clown pour le plaisir de voir l’éclat de rire pétiller dans les yeux des petits. Elle se para d’une tenue colorée, revêtit un nez rouge, chaussa un beau chapeau, et utilisa ses muscles pour faire des acrobaties rigolotes. Parfois, elle caricaturait les militaires, et cela faisait beaucoup rire. Seul point commun avec son passé : elle avait là encore une troupe autour d’elle, mais constituée cette fois d’enfants, avec leurs rires, leurs fantaisies et leur joie de vivre… C’était le bonheur !
Copyright Valérie Bonenfant
Ressources et Changement, groupe de conseil en management et coaching, spécialisé dans la la conduite du changement.
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