Vous avez été promu, vous partez de votre propre chef, vous êtes muté (je n’évoquerai pas ici les situations conflictuelles), … et bientôt arrive l’heure du départ. Au-delà du festif, une seule chose à se souvenir pour le moment du départ : le soin à accorder à votre image qui vous suivra, à l’empreinte que vous laisserez également dans votre « futur-ex » entreprise. Car il est difficile d’imaginer aujourd’hui faire sa carrière au même endroit, à la même fonction, dans la même entreprise et donc avant de quitter son poste, on ne s’éclipse pas comme un voleur. Il est des codes, des usages pour marquer les moments de transition, de fin de cycle, qui sont importants pour vous-même et toute votre galaxie professionnelle. Car justement, dans ce monde en mouvement, vous pouvez bien entendu être amené à rencontrer de nouveau des personnes de votre environnement professionnel actuel (je dis bien environnement car il peut s’agir de clients, prestataires, etc… pas que des collègues). A l’heure du web 2.0 et des réseaux sociaux, soigner son image est aussi un « must » par ce biais.
Quelques conseils :
- même si vous avez prévu (ou qu’il a été prévu de vous organiser) un pot de départ, envisagez aussi un timing différent avec votre hiérarchie et vos équipes. Un déjeuner par exemple. Le pot de départ rassemblera le plus grand nombre ;
- soyez précis (et positif) sur les raisons de votre départ, et en toutes circonstances, à partir du moment de votre décision à l’annonce, en passant par les discussions de couloir et autres rencontres informelles …
- restez mobilisé et actif jusqu’à l’ultime moment – en quelque sorte ne bâclez pas, achevez, concluez « comme il faut » ;
- soignez votre discours d’adieu : mieux vaut un discours sincère, simple, court mais authentique qu’une longue diatribe ampoulée où vous ne vous reconnaîtrez pas, ni vos collègues et qui sonnera faux. En revanche, une citation que vous aimez bien, est bienvenue. Insistez sur les bons moments passés de partage, de réussites, d’échanges …
Allez, bon vent !
Corinne MORET - Article paru dans Le Progrès - Cahier Economie du 21 février 2012




