Introduction de Corinne Moret, Coaching & Communication, à la conférence organisée hier par Le Progrès et la CGPME dans le cadre de la Fête de l'Entreprise 2012.
Bonsoir,
Je suis heureuse d’évoquer avec vous un sujet qui me tient à cœur, celui du bonheur en entreprise. Considérer
que le lieu de travail puisse être un espace de bien-être, que le travail soit un levier d’épanouissement personnel, c’est une belle perspective et c’est une « tendance » qui correspond
à une réalité croissante : les entreprises ont et auront de plus en plus besoin d’individus épanouis et équilibrés.
Plusieurs raisons expliquent cette évolution : complexité, vitesse des changements, intégration de modes de fonctionnement
différents… On le voit, aujourd’hui tout individu dans le cadre professionnel doit s’adapter au
changement, éventuellement se remettre en question, et souvent résister au stress … Il est clair que ces capacités sont plus facilement
mobilisables si l’on est serein !
Mais tout d’abord, pourquoi
vouloir le bonheur au travail ? Tout simplement parce qu’un collaborateur heureux est un collaborateur
qui génère de la performance pour l’entreprise. Et aujourd’hui pour être performante une entreprise a non seulement besoin des mains, du cerveau de ses collaborateurs mais aussi de leur
capacité d’imagination, d’écoute, d’empathie, et de travail en équipe. Et donc, elle ne peut plus ignorer totalement la question du
bonheur.
Nous pouvons bien entendu nous interroger sur le rôle et la responsabilité de l’entreprise en la matière. Je pense pour ma
part, qu’il y a co-responsabilité. Le dirigeant par sa responsabilité sur le système, le collaborateur (dont le dirigeant en tant
qu’individu dans le système) par sa propre responsabilité qu’il exprimera par son besoin d’évolution, de développement, …
Mais
concrètement comment peut-on mesurer le bonheur d’un individu au travail ? Je viens de découvrir une théorie, le « Flow », que j’utilise en entreprise.
Le Flow
c’est le plaisir que l'on ressent lorsqu'on fait quelque chose en parfaite harmonie avec soi-même, que ce soit dans nos loisirs, dans nos relations avec les autres ou au travail. Donc, en environnement professionnel, lorsqu’une personne est en état de flow, elle est créative, concentrée et elle a du plaisir à effectuer sa tâche, son
métier.
Un
test simple, le bilan InterQualia, permet de mesurer le niveau de flow qui est au carrefour des défis ou challenges et des compétences clés de la personne. Les compétences clés
ou « talents », ce sont les compétences
intimement liées à notre personne, les aptitudes fondamentales en quelque sorte, et elles peuvent être exercées dans toutes les professions. Par exemple : capacité de travailler en équipe,
concevoir des projets, communiquer avec le plus grande nombre de personnes, etc … Il est aussi possible de mesurer le niveau de flow pour une équipe.
Cette théorie du
flow répond non
seulement à la question : « Comment ça va pour vous dans le travail ? » mais aussi à « Comment cela pourrait aller mieux ? ». Car finalement,
tout est là … nous sommes tous quelle que soit notre position dans ce même besoin … du bonheur et du bien-être au travail.