Cela permet aussi de développer l’autonomie de vos collaborateurs !


Souvent, entre la pression de votre hiérarchie et les sollicitations incessantes de vos collaborateurs, vous avez l’impression de ne plus savoir où donner de la tête. Et pour ne pas devenir chèvre, voire filer droit vers le burn-out, un exercice en deux temps est nécessaire.

 

En premier lieu, il convient de faire un examen attentif de l’organisation interne et des règles de fonctionnement. Puis, il convient d’adapter ou modifier vos habitudes pour faire évoluer les comportements ; quelques exemples à adapter en fonction de la personnalité des individus qui squattent votre bureau pour un oui pour un non : 

  • pour  le profil « inquiet » : rassurez-le par un langage bienveillant et encourageant, en lui rappelant par exemple qu’il a déjà mené telle tâche et a réussi, qu’il a toutes les compétences nécessaires, etc … Mais attention à ne pas tomber dans le système de donner des solutions toutes faites, pour éviter le syndrome « assistanat » et donc, vraiment passer des messages de confiance, en quelque sorte jouer le « manager coach ».
  • Pour le profil « râleur et critiqueur » : le risque est d’amener au défaitisme de l’équipe toute entière si on lui laisse trop d’espace et libre cours sans l’arrêter. En lui demandant d’être précis sur ses objections : qu’est ce qui te fait dire ceci, sur quoi tu t’appuies etc … donc en se basant sur des éléments factuels, il y a de fortes chances pour que les critiques cessent ; sinon demandez-lui des suggestions par écrit.
  • Pour le profil « fayot » ; il faut juste repréciser les règles de fonctionnement, par exemple que la réunion hebdomadaire est le moment pour faire le point et qu’à ce moment-là, il pourra faire part de ses exploits.

Vous voilà reparti avec une nouvelle façon de fonctionner, et donc un peu plus d’espace de liberté …

 

Corinne MORET - article paru dans Le Progrès, Cahier Economie du mardi 7 février 2012

 

 

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.... celui qui n’en prend jamais perd toujours. Xavier Tartacower

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Introduction de Corinne Moret, Coaching & Communication, à la conférence organisée hier par Le Progrès et la CGPME dans le cadre de la Fête de l'Entreprise 2012.

 

Bonsoir,

Je suis heureuse d’évoquer avec vous un sujet qui me tient à cœur, celui du bonheur en entreprise. Considérer que le lieu de travail puisse être un espace de bien-être, que le travail soit un levier d’épanouissement personnel, c’est une belle perspective et c’est une « tendance » qui correspond à une réalité croissante : les entreprises ont et auront de plus en plus besoin d’individus épanouis et équilibrés.

Plusieurs raisons expliquent cette évolution : complexité, vitesse des changements, intégration de modes de fonctionnement différents…  On le voit, aujourd’hui tout individu dans le cadre professionnel doit s’adapter au changement, éventuellement se remettre en question, et souvent résister au stress … Il est clair que ces capacités sont plus facilement mobilisables si l’on est serein !

Mais tout d’abord, pourquoi vouloir le bonheur au travail ?  Tout simplement parce qu’un collaborateur heureux est un collaborateur qui génère de la performance pour l’entreprise. Et aujourd’hui pour être performante une entreprise a non seulement besoin des mains, du cerveau de ses collaborateurs mais aussi de leur capacité d’imagination, d’écoute, d’empathie, et de travail en équipe. Et donc, elle ne peut plus ignorer totalement la question du bonheur.

Nous pouvons bien entendu nous interroger sur le rôle et la responsabilité de l’entreprise en la matière. Je pense pour ma part, qu’il y a co-responsabilité. Le dirigeant par sa responsabilité sur le système, le collaborateur (dont le dirigeant en tant qu’individu dans le système) par sa propre responsabilité qu’il exprimera par son besoin d’évolution, de développement, …

Mais concrètement comment peut-on mesurer le bonheur d’un individu au travail ? Je viens de découvrir une théorie, le « Flow », que j’utilise en entreprise. Le Flow c’est le plaisir que l'on ressent lorsqu'on fait quelque chose en parfaite harmonie avec soi-même, que ce soit dans nos loisirs, dans nos relations avec les autres ou au travail. Donc, en environnement professionnel, lorsqu’une personne est en état de flow, elle est créative, concentrée et elle a du plaisir à effectuer sa tâche, son métier.

Un test simple, le bilan InterQualia, permet de mesurer le niveau de flow qui est au carrefour des défis ou challenges et des compétences clés de la personne. Les compétences clés ou « talents », ce sont les compétences intimement liées à notre personne, les aptitudes fondamentales en quelque sorte, et elles peuvent être exercées dans toutes les professions. Par exemple : capacité de travailler en équipe, concevoir des projets, communiquer avec le plus grande nombre de personnes, etc … Il est aussi possible de mesurer le niveau de flow pour une équipe.

Cette théorie du flow répond non seulement à la question : « Comment ça va pour vous dans le travail ? » mais aussi à « Comment cela pourrait aller mieux ? ». Car finalement, tout est là … nous sommes tous quelle que soit notre position dans ce même besoin … du bonheur et du bien-être au travail. 

 

Nous avons vu dans le précédent numéro les questions préliminaires qu’un manager doit se poser lorsqu’il souhaite coacher son équipe. Un bref rappel : avoir envie de faire progresser, passer plus de temps, ne pas juger, être empathique, ne pas s’attribuer les lauriers, connaître les membres de l’équipe et identifier les leviers de performance ad-hoc pour chacun, …

Après cette première étape de prise de recul et de réflexion, vous avez décidé de mettre en place cette nouvelle forme de relation avec vos collaborateurs. Voici maintenant quelques idées ou conseils que vous pouvez appliquer : 

  • Donner du feedback : encouragements, signes de reconnaissance … lorsque l’objectif est atteint, la tâche bien réalisée. Mais à l’inverse, savoir exprimer son mécontentement si cela est nécessaire MAIS - et j’insiste - en encourageant à faire mieux la prochaine fois, ou en considérant ce qui peut être mis en œuvre pour faire progresser.
  • Ne pas craindre d’être bienveillant. Autrement dit, éviter la croyance que pour se faire respecter, il faut être un manager distancé et directif. Bienveillance ne veut pas dire « laissez aller » mais avoir suffisamment d’empathie pour considérer le meilleur possible dans chaque être humain.
  • Savoir être exemplaire. « Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais » est un principe qui oblige à être cohérent mais cela vous positionne en bon modèle. De surcroît, cette attitude permet d’éviter du stress inutile, généré par les attitudes changeantes et donc déstabilisantes.
  • Etre souple en s’adaptant au mode de fonctionnement de chacun. Entre le besoin d’autonomie de certains, la nécessité d’encadrement des uns et le besoin de reconnaissance des autres, il faut savoir naviguer mais c’est le seul moyen pour que chacun puisse avancer vers les objectifs fixés conjointement.

Bravo, en tous cas, car vouloir faire progresser son équipe, non seulement pour les objectifs du service ou de l’entreprise mais également sur le plan humain, est un joli challenge qui vous permet … à vous aussi de progresser.

 

Corinne MORET - Article paru dans Le Progrès - Cahier economie du mardi 31 janvier 2011

que l’on va réussir. Le contexte du dehors importe peu pour qui possède l’inexorable force du dedans. François Garagnon

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  • : Corinne Moret accompagne dirigeants, cadres, particuliers et expatriés dans leurs transitions professionnelles. Coach certifiée, bilingue anglais, elle utilise le bilan InterQualia, Process Comm Management, l'analyse transactionnelle et la PNL dans ses accompagnements.
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