Récits

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L'aigle royal est un des oiseaux dont la longévité est la plus importante, au moins 70 ans ! Mais pour vivre jusque-là, il doit passer le cap des 40 ans ! 

A 40 ans, l'aigle royal est confronté à une crise existentielle sans équivalent dans la nature ! La corne de son bec est devenue si épaisse et tellement recourbée, qu'il ne peut plus se nourrir. Ses serres sont tellement dures qu'il est incapable d'attraper sa proie. Ses ailes magnifiques pèsent si lourd qu'il ne peut plus voler ! Alors, un choix s'impose à lui : soit il meurt de faim très rapidement, soit il s'isole très haut, là-haut dans la montagne ! Dans ce second cas, isolé de tout, il va disparaître pendant trois longs mois. Il frappera d'abord la corne de son bec contre la paroi rocheuse jusqu'au moment où son bec cassera afin qu'un autre puisse repousser ! Avec son bec neuf, il arrachera ses griffes, l'une après l'autre et en laissera pousser d'autres, et quand ce processus naturel aura eu lieu, il arrachera son plumage avec ses serres neuves ! Une huile coulera alors de ses blessures et un plumage tout neuf pourra pousser ! Rajeunir comme l'aigle prend donc tout son sens, lorsque l'on connaît cette explication. 

Je crois que tôt ou tard, chacun d'entre nous est amené à rencontrer des circonstances dans le seul but de pouvoir se remettre en question ! Peut-être bien qu'un isolement provoqué par une épreuve, une difficulté, peut conduire à voir notre bec brisé, nos serres arrachées, notre plumage faisant l'admiration de tous, arraché également ! N'ayons surtout pas peur ! Acceptons le chemin de la remise en question, il est salutaire, c'est le chemin du rajeunissement, d'un nouveau départ, d'une nouvelle naissance ! 

Il nous appartiendra toujours de l'accepter ou de le refuser ! Mais en reconnaissant de voir le chemin nouveau qui se trace devant nous, en ayant le courage et la lucidité de changer notre regard après avoir pansé nos plaies et donné d'autres objectifs, la possibilité de reprendre notre vol nous est offerte. C'est le vol d'un nouveau départ ! 

Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 09:50
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Un beau jour, à l’aube d’un temps merveilleux, les yeux de Nerea rencontreront un regard de Livre, et ils se reconnaîtront.

- Tu as une drôle de jolie forme, dira le livre en souriant des yeux.


- Et toi tu me regardes et tu me parles ! Le progrès change sans cesse les vérités ! lui répondra Nerea émerveillée.

- A quoi tu sers, Nerea ? lui demandera le livre inspiré. Regard-de-livre-Coaching-et-Communication.jpg

- Je suis utile à tous ceux qui me ressemblent parce qu’ils ont un cœur, et à tout ce qui vit, parce que je leur donne, et qu’ils me donnent !

- Moi je renferme des trésors que les Hommes ont rassemblés en moi et qu’ils ne veulent jamais oublier, alors ils m’ont donné une voix, deux oreilles et un regard pour que je les transmette encore mieux, lui répondra le Livre en confidence.

- Quels genres de trésors ? demandera Nerea, les yeux écarquillés.

- Autant de différents que peuvent être variés les Hommes qui les connaissent !


- Tu m’es très utile, si souvent, livre !

- Toi aussi tu m’es utile, Nerea !

- Comment puis-je t’être utile ?

- Parce que sans toi, je n’existerais pas !


- Et moi je n’existe pas sans les autres Hommes.

- Tu n’existes pas sans la perception des autres Hommes. Si les Hommes décident de ne pas te voir, t’entendre, te sentir, te toucher ou même te goûter, tu n’auras pas d’autre existence que celle d’un cœur vide…


- Est-ce aussi vrai que si je n’utilise pas mes sens, ceux que je croiserai deviendront transparents, si je suis le seul Homme à les rencontrer ?

- Oui Nerea, et lorsque tu auras fait grandir ta perception, tu trouveras un autre sens qui changera ta vie.

- De quel sens parles-tu ?

- De celui qui naîtra quand les cinq autres seront assez grands pour le laisser exister, dit le livre bienveillant.

- Tu m’aideras à le faire naître ? demanda Nerea avec grand intérêt.

- Oui, bien sûr je peux t’y aider, mais moins bien qu’un Homme qui a déjà parcouru ce chemin et sera bien meilleur guide pour t’accompagner, car il sait que tu désires prendre cette route et il perçoit comment, pour chaque Homme, le voyage peut être différent. Car nous les livres ne savons jamais d’où partent les voyageurs…et où ils veulent aller…

 

Auteur inconnu

Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 15:00
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Couguar est un très beau puma que tout le monde respecte non pour sa taille et sa corpulence, mais plutôt pour sa force et son agilité. C'est vrai qu'il a mauvais caractère et qu'une grosse bagarre avec ses congénères n'est pas pour lui déplaire. 
Pourtant Couguar n'est pas heureux. Il a quelques problèmes avec les alligators : ceux-ci se moquent bien de sa puissance et n'arrêtent pas de le provoquer en montrant leurs nombreuses dents pointues et en faisant claquer leur mâchoire (ce qui agace au plus haut point notre puma).

   

 Tandis que ces affreux alligators se dandinent en grimaçant devant notre ami, arrive une petite chenille qui n'a pas de nom, pas de maison et ne sait pas trop ce qu'elle vient faire ici sur terre.

 Elle trouve une petite place à l'ombre, près de couguar et s'endort. 
Bien trop occupé avec ses chapons d'alligators qu'il a difficulté à maîtriser, celui-ci ne remarque même pas la présence de cette minuscule chenille. 


Le temps passe. Couguar devient malade et épuisé, il se couche. C'est alors qu'il aperçoit cette petite chose qui mange tout le temps quand elle ne dort pas. 

Mais très vite il revient à ses préoccupations favorites : inventer de nouvelles stratégies pour anéantir les affreux.

 Un jour, il découvre que la chenille n'est plus là. Il la cherche ; c'est qu'il s'était habitué à sa présence et maintenant qu'elle n'est plus là, à ses côtés, il se sent tout drôle. Il regarde sous les feuilles des arbres, sous les fleurs, sur les tiges des rosiers... rien. Il est déçu mais quelque chose effleure ses oreilles puis se pose sur le bout de son nez ! C'est un papillon, un très beau papillon aux ailes argentées
 

- Hello ! Couguar ! lance le papillon.
  

- Bonjour, dit celui-ci Qui es tu ? 


- Je suis chenille devenue papillon. 
 

- 0h je ne t'ai pas vu grandir. Je ne me suis même pas aperçu de ta transformation. 
 

- Tu me parais triste, dit le papillon. 
 

- Oui, répond Couguar, parce que j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose d'important. Tu étais à côté de moi, je t'ai laissé seule, sans une parole, alors que tu te métamorphosais en silence. Au lieu d'admirer ta transformation magique, je me débattais avec ces hideux alligators.


- Il n'est pas trop tard, répond le papillon : regarde autour de toi toutes les petites chenilles qui jouent sur les feuilles : elles sont là pour toi, tu peux les apprivoiser. Il suffit de leur donner un nom.

  

                                                                                                                Coaching et communication le Cougar

 C'est ainsi que notre ami abandonna la lutte contre ses dragons pour choyer ses amies. Il leur donna le nom de Joie, Sourire, Bonheur, Paix, harmonie, Lumière... 

  

Maintenant, si tu vas dans la jungle et que tu rencontres un très beau puma que tout le monde respecte, non pour sa taille et sa corpulence, mais pour son agilité et sa force, et si tu vois qu'il est entouré de mille papillons aux ailes argentées, tu reconnaîtras Couguar, le puma le plus heureux de la jungle.

 

 

Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 21:50
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Deux moines pèlerins arrivèrent un jour dans une ville où une femme attendait qu’on l’aide à descendre de sa chaise à porteurs. La pluie avait laissé des flaques très profondes, et la femme ne pouvait les traverser sans salir sa robe. Elle était immobile, l’air impatient, très en colère, et grondait ses serviteurs. Ne sachant pas où poser les paquets qu’ils portaient pour elle, ils ne pouvaient l’aider à franchir les flaques. 

Le plus jeune moine remarqua la femme, ne dit rien, et poursuivit son chemin. Le plus vieux la souleva d’un seul geste, la jucha sur son dos, lui fit traverser l’eau et la déposa de l’autre côté. Après quoi, sans un mot de remerciement pour le vieux moine, la femme se contenta de le renvoyer puis tourna les talons.



Comme les deux moines avaient repris leur marche, le plus jeune, l’air préoccupé, ruminait cette histoire.

Au bout de plusieurs heures, incapable de garder le silence plus longtemps, il éclata :
« Cette femme, tout à l’heure, a été très égoïste et grossière. Tu l’as prise sur tes épaules pour l’aider à traverser l’eau et, en retour, elle ne t’a même pas remercié ! »

« J’ai porté cette femme il y a des heures, répondit le vieux moine. Pourquoi, toi, continues-tu à la porter ainsi ? »

Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 00:00
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Une espèce de singe japonais, le macaque japonais, a été observée à l'état sauvage sur une période de 30 ans. En 1952, sur l'ile de Koshima, des scientifiques nourrissaient les singes avec des patates douces crues en les jetant sur le sable. Les singes aimaient le goût des patates douces, mais trouvaient leur saleté déplaisante. 

Une femelle âgée de 18 mois appelée Imo pensa quelle pouvait solutionner le problème en lavant les patates dans un ruisseau tout près. Elle enseigna ce truc à sa mère. Leurs compagnes de jeu apprirent aussi cette nouvelle façon de faire et l'enseignèrent aussi à leur mère. 

Cette innovation culturelle fut graduellement adoptée par différents singes devant les yeux des scientifiques. Entre 1952 et 1958 tous les jeunes singes apprirent à laver les patates douces remplies de sable pour les rendre plus agréables au goût. Seuls les singes adultes qui imitèrent leurs enfants apprirent cette amélioration sociale. Les autres singes adultes conservèrent leur habitude de manger des patates douces sans les laver. 

Alors quelque chose d'étonnant se produisit. À l'automne de 1958, un certain nombre de singes de Koshima lavaient leurs patates douces - leur nombre exact demeure inconnu. Supposons que lorsque le soleil se leva un matin, il y avait 99 singes sur l'île de Koshima qui avaient appris à laver leurs patates douces. Supposons encore qu'un peu plus tard ce-matin là, un centième singe apprit à laver les patates. 

Alors la chose arriva !                                                        100singes.jpg

Ce soir-là presque tous les singes de la tribu se mirent à laver les patates douces avant de les manger. L'énergie additionnelle de ce centième singe avait créé une sorte de percée scientifique ! 

Mais notez ceci : la chose la plus surprenante observée par ces scientifiques fut le fait que l'habitude de laver les patates douces fit alors un saut au-dessus de la mer... pour rejoindre des colonies de singes habitant d'autres îles ainsi que la troupe de singes de Takasaki yama sur le continent qui commencèrent aussi à laver leurs patates douces. C'est ainsi que le macaque japonais a été surnommé le " laveur de patates ". 

Cela signifie que lorsqu¹un nombre critique d'individus réalise une prise de conscience, cette même prise de conscience se communique d'un esprit à un autre. 

Bien que le nombre exact puisse varier, ce " Phénomène du Centième Singe " signifie qu¹il suffit qu'un nombre limité de gens intègre une nouvelle façon de faire pour que celle-ci devienne partie intégrante de la conscience de tous ces gens. 

A un moment donné, si une seule personne de plus réalise cette prise de conscience et adopte un nouveau comportement, son champ d'action s'étend de telle sorte que cette prise de conscience se communique et est adoptée par presque tout le monde ! 

D'après le livre "Le Centième Singe" par Ken Keyes, Jr. 

Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 08:07
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Un homme trouva un cocon de papillon. Un jour, une petite ouverture apparut. L'homme s'assit et regarda le papillon pendant plusieurs heures, pendant qu'il luttait pour passer son corps à travers le petit trou. Tout à coup, le papillon arrêta de faire des progrès. C'était comme s'il était allé le plus loin qu'il pouvait et n'arrivait pas à sortir. Donc l'homme décida d'aider le papillon. Il coupa le cocon avec des ciseaux. Le papillon put ainsi sortir facilement... Mais, il avait un corps gonflé et des ailes petites et ratatinées. L'homme continua à regarder le papillon, parce qu'il pensait qu'à un moment donné, les ailes grossiraient et seraient capables de supporter le corps. Mais rien n'arriva ! Le papillon passa le reste de sa vie à se traîner avec un corps gonflé et des ailes ratatinées. Il n'a jamais été capable de voler.

Ce que l'homme dans sa bonté et sa hâte n'a pas compris, c'est que le petit cocon et la lutte requise par le papillon pour passer à travers la petite ouverture était une façon pour forcer le sang du corps du papillon d'aller dans ses ailes afin qu'elles grossissent et qu'il puisse voler.

Parfois les efforts sont exactement ce dont nous avons besoin dans nos vies. Si nous passions à travers notre vie sans avoir aucun obstacle, cela nous rendrait infirme. Nous ne serions jamais aussi fort que ce que nous pourrions être. Nous ne pourrions jamais voler.

Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 19:14
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